Le Nutriscore, un nouveau logo nutritionnel

Après quelques mois de test entre différents logos nutritionnels, le ministère des Affaires sociales et de la Santé a retenu le Nutriscore. Un nouveau système d’étiquetage devrait donc apparaître prochainement dans les rayons des supermarchés. Comment fonctionne-t-il ?


etiquetage

5 couleurs et 5 lettres pour guider le consommateur

Proposé par Serge Hercberg, président du Programme National Nutrition Santé (PNNS), le Nutriscore repose sur un système de 5 notes allant de A à E, associées à des couleurs (meilleure note en vert et moins bonne note en rouge) afin de comparer simplement leur qualité nutritionnelle. Ce score s’appuie sur le bilan entre la présence de « bons » nutriments et ceux plus néfastes pour l’organisme.

nutri-score

Le logo complète la déclaration nutritionnelle (tableau des valeurs nutritionnelles du produit) rendue obligatoire depuis décembre 2016 par le règlement INCO, et la simplifie puisqu’elle permet en un coup d’œil de comparer plusieurs produits.

Pourquoi ce logo ?

Face à une augmentation du nombre de diabétiques et de personnes en surpoids en France, le ministère en charge de la Santé avait décidé de lancer une évaluation comparative de 4 systèmes d’étiquetage nutritionnel simplifié. L’objectif : modifier les achats du consommateur pour des produits de meilleure qualité nutritionnelle.

Le choix du Nutriscore s’appuie sur le résultat de deux études. La première a été réalisée en conditions réelles d’achat entre septembre et décembre 2016 dans 60 supermarchés situés dans 4 régions de France (Hauts de France, Haute Normandie, Région Lyonnaise et Région Parisienne). La seconde étude a été menée en laboratoire pendant deux mois auprès de 809 participants. Une équipe de l’université de Grenoble a simulé un environnement d’achat. Tous les participants ont dû constituer des paniers de courses pour 48 heures avec ou sans étiquetage simplifié.

Quand sera-t-il mis en application ?

La mise en place du Nutriscore sera fixé par arrêté en avril. Cet étiquetage sera cependant facultatif, la réglementation européenne ne permettant pas de le rendre obligatoire. Certains industriels restent réfractaires à ce logo, le jugeant stigmatisant, mais la pression des consommateurs et le soutien de certaines organisations comme l’OMS (Organisation Mondiale de la santé) l’a fait dans un communiqué le 22 mars dernier, pourraient favoriser le développement de ce logo.

Publié le

Découvrez les autres articles en lien avec cette thématique